
© Robert Gligorov, Orange Face
Photo cibachrome digitalisée - 105 x 105 cm - 1996
Courtesy Galeries Aeroplastics contemporary & Damasquine, Bruxelles.
Robert Gligorov (°Kriva
Palanka - 1962). Vit et travaille à Milan.
"State of Grace", Daniele Ugolini Gallery, New York, 2000. "Face
Off", Aeroplastics, Bruxelles, 2001. "Flesh & Blood", De
Witte Zaal, Gand, 2001. "Le clônage d'Adam", Iselp, Bruxelles,
2001. "Le corps mutant", Galerie Enrico Navarra, Paris, 2001.
www.aeroplastics.net/aeroplastics/gligorov_updated/gligorov_00.html
"Gligorov travaille de préférence, mais non exclusivement,
avec des images photographiques (il est en effet également l'auteur
de films vidéo, de performances et de sculptures) dont il amplifie
la force d'impact par tous les moyens dont il dispose, ayant recours à
des couleurs saturées, à des formats d'impression surdimensionnés
et à quantité d'effets spéciaux créés sur
ordinateur. Or, c'est dans les sujets, plus que dans les expédients
techniques auxquels l'art, comme chacun sait, peut avoir recours avec moins
de moyens que toute autre forme de créativité plus solidement
et généreusement liée au marché, que Gligorov
trouve de quoi nourrir son penchant pour tout ce qui est bizarre, excentrique
et qui prête à scandale. Le protagoniste de ses uvres est
le corps, dont il défie la résistance psychophysique, les limites
et l'identité. Un corps en devenir, multiple et protéiforme,
qui se dénoue et se renoue pour donner naissance à une nouvelle
subjectivité. Un corps fasciné par les possibilités de
métamorphose et de manipulation de la matière. Un corps mi-réel,
mi-artificiel, qui privilégie la sensation, exacerbe la sensualité
jusqu'à la limite du débordement onirique. Un corps fait de
désirs, de peurs et de fantaisies finalement satisfaits. Un corps qui,
bien qu'encore décrit avec cette touche de glamour patiné qui
fait écho aux années quatre-vingt, est repensé avec une
sensibilité post-humaine, typique de l'heure à laquelle nous
vivons et qui est celle du sida et de la biotechnologie, des hybridations
les plus insensées et du nihilisme néo-punk."
Extrait de "Robert Gligorov: Insomnie
Fatale" de Cristiana Perrella.